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TERRITOIRES-EN-PAYSAGE.overblog.com

Albine VILLEGER, cogitation, inspiration, agitations scripturales et lignes horizontales de mots sans ego. Prédilections : Les territoires ont un langage, le paysage - Dans un monde de communication et d'image, quelle place pour le le silence en politique ?

Histoire de territoire (2) : il était une fois le paysage d'une métropole en Île-de-France ?

Publié le 26 Juin 2013 par TerritoiresEnPaysage

Et dans la journée d'étude consacrée à la place du paysage dans la métropole de demain, de regretter la saturation des parcs et jardins de Paris ; lancer une invitation à aller au-delà du périphérique pour une identité métropolitaine à découvrir et à partager, avec un maillage des transports en commun qui reste à réinventer puisque 60% de nos déplacements sont consacrés aux loisirs tandis que les choix d'aménagement sont pensés en fonction des usages professionnels. Redécouvrir le tourisme fluvial, en proximité de nos paysages franciliens, et parler d'itinéraires cyclables plutôt que de pistes cyclables, pour inviter au voyage, si modeste soit-il ... Puis nommer un itinéraire pour faire sens avec le territoire et réarticuler les secteurs ville / campagne. L'enjeu du paysage répond aux deux objectifs : l'usage et la biodiversité, un tandem, loin de l'oxymore économique auquel on veut parfois nous faire croire.

Et dans la journée d'étude consacrée à la place du paysage dans la métropole de demain, de regretter la saturation des parcs et jardins de Paris ; lancer une invitation à aller au-delà du périphérique pour une identité métropolitaine à découvrir et à partager, avec un maillage des transports en commun qui reste à réinventer puisque 60% de nos déplacements sont consacrés aux loisirs tandis que les choix d'aménagement sont pensés en fonction des usages professionnels. Redécouvrir le tourisme fluvial, en proximité de nos paysages franciliens, et parler d'itinéraires cyclables plutôt que de pistes cyclables, pour inviter au voyage, si modeste soit-il ... Puis nommer un itinéraire pour faire sens avec le territoire et réarticuler les secteurs ville / campagne. L'enjeu du paysage répond aux deux objectifs : l'usage et la biodiversité, un tandem, loin de l'oxymore économique auquel on veut parfois nous faire croire.

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Histoires de territoire (1) : il était une fois le paysage d'une métropole en Île-de-France ?

Publié le 22 Juin 2013 par TerritoiresEnPaysage

" Portrait du paysage de la métropole francilienne ", une journée d'étude à la Mairie de Paris avec l'école du paysage et le CNFPT ... D'où l'on ressort la tête francilienne pleine d'images en paysage végétal ... Et de convictions en qualité de vie urbaine empreinte d'espaces verts, de jardins partagés, d'oxygénation de l'univers minéral sous toutes ses formes : toits, murs, périphériques s'ouvrent à de nouveaux aménagements, pour s'aérer le gris du bitume. Et de chiffres euphorisants s'enivrer : les entreprises du paysage, ce sont 300 000 emplois, non délocalisables ; la facture énergétique peut être réduite de 50 à 90 $ d'après une enquête aux USA, l'arbre est un climatiseur naturel qui absorbe 1/2 tonne d'eau et la redistribue ; quant à la santé, il est dorénavant avéré qu'elle est favorisée pour les personnes au travail dans des environnements disposant d'espaces verts ; last but not least, on constater une amélioration des fonctions cognitives pour les jeunes dans les quartiers.
Et si on parle attractivité du territoire, se souvenir que le Parc de la Tête d'Or à Lyon, c'est 45 000 visiteurs par jour.
Le rôle social des espaces verts ne me lasse pas d'étonnement : il a été constaté, dans le cadre d'une enquête portant sur 98 quartiers, que les violences domestiques sont moins nombreuses quand les arbres résistent au développement de la ville.

Nos loisirs, parlons en, avec des mathématiques historiques : au XIXème, sur 500 000 heures de vie, 100 000 consacrées au temps libre ; au XXIème siècle, 700 000 heures dont 400 000 de temps libre.
Quelques surprises statistiques : nos aménagements sont pensés par rapport au trajet domicile - travail, alors que 66% des déplacements sont liés aux loisirs.

Mais comment éviter que le paysage végétal, le pittoresque digne d'être peint qu'il était à l'origine ne devienne une "taxidermie de la prairie", c'est à dire une nature morte. La cascade créé du lien, l'enveloppe sonore de l'eau est pleine d'aménités, l'eau créé un son bienveillant.
Au hasard de mes notes prises un peu rapidement, je retrouve bien sur des traces de jardin partagé, et je me réjouis en me relisant ... Le jardin partagé, c'est rendre aux habitants ce qu'il donne à son quartier en l'habitant ; et compare la notion de paysage d'un pays d'Europe à l'autre ; en France, c'est la notion de regard qui prédomine, en Angleterre et en Allemagne, c'est celle de l'usage, autant dire le pouvoir de celui qui tient le paysage.
Enfin, LA question existentielle qui nous amène en ce jour de tempête des cieux " Le paysage peut-il être un outil pour la construction métropolitaine ? ", depuis le paysage iconique de Paris, avec la tour Eiffel et Montmartre, selon un travail effectué sur ce qui est vu en hauteur depuis le domicile : la fierté et l'attractivité des repères identitaires du territoire, dont on s'empare, même quand ils ne sont pas vus, mais sont derrière l'immeuble ... Il faut pouvoir nommer les choses vues ou aperçues, Montmartre appartient à la Métropole, pas uniquement à Paris.

Et d'aucuns de regretter " Le projet du Grand Paris, c'est beaucoup d'images d'architectes et d'objets, mais peu de paysages " tandis que le territoire a des limites que le paysaage doit ignorer.

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