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TERRITOIRES-EN-PAYSAGE.overblog.com

Albine VILLEGER, cogitation, inspiration, agitations scripturales et lignes horizontales de mots sans ego. Prédilections : Les territoires ont un langage, le paysage - Dans un monde de communication et d'image, quelle place pour le le silence en politique ?

Territoires félins en paysage africain

Publié le 26 Juin 2016 par TerritoiresEnPaysage

En  2014, je publiais cet article sur ma rencontre avec deux lions au Zimbabwe ; depuis, tristesse et douleur, l'un des deux lions, Naxha (celui à droite sur la photo, avec sa très grande crinière quasiment noire), le vieux dominant a tué un guide, qui a voulu tirer d'abord en simple avertissement, plutôt que de viser l'animal, puis ensuite n'a pu que protéger le groupe qui était avec lui. Tout petit nous sommes dans la brousse ...

Revoici cet article

Camp Hwange, novembre 2014

Premiers essais photos en noir & blanc pour deux personnages de la brousse zimbabwéenne fascinants : Naxha et Vusi, deux lions, l'un mâle dominant depuis plusieurs années, âgé de 12 à 14 ans, l'autre jeune lion de 7 ans, Vusi, appelé certainement à régner sur cet espace stratégique et qui pour l'heure suit son très respecté aîné. Lequel aîné assoit une réputation sans partage de roi sans conteste. Pour la première fois, approche tracker d'empreinte à pieds, à marche très rapide car les lions avancent excessivement vite ; et soudain, à 10 mètres, fort heureusement, le guide, Harmesh fit preuve d'un oeil avisé et aiguisé ...Accompagné de Changa, son duétiste pour s'aventurer en exploration faunique. Changa a eu à connaître de très près ces deux félins ... Intelligents et bigrement gardiens de leurs prérogatives pour régner sur leur territoire. Ils avaient réussi à lui faire croire s'être sauvés, alors qu'ils étaient revenus sur deux chemins différents près du 4 x 4, chacun par un angle. Changa ne dût son salut qu'à sa radio pour que la rescousse escouade du Camp Hwange vienne le chercher. Naxha est précédé d'une réputation de cruauté et de capacité à venir à bout de n'importe quel autre animal, c'est l'un des rares lions qui s'attaque aux éléphants, certes bébé, mais éléphant tout de même, et entouré d'éléphants adultes eux ! Naxha ne plie jamais, ne recule jamais. Alors que Vusi, nous l'avions observé la veille, seul, près d'un point d'eau, au coucher du soleil, est serein, calme, se laisse approcher, contourner, semble considérer les hommes comme, si ce n'est des alliés, tout du moins des amicaux proches.

Sur le sol sablonneux et terreux beige ivoire, les deux lions étaient allongés de tout leur long, invisibles pour ainsi dire, paisibles car sereins de leurs forces à nulle autre pareille. Sans ce repérage au dernier moment, nous nous serions pris les pieds dans le tapis des lions ...Et là, j'imagine assez mal la scène "Euh excusez-moi Sieur Lion, je ne vous avais point vu". Nous nous sommes accroupis, attendant patiemment (l'observation de la faune sauvage en Afrique australe apprend la patience ...) ; mais un lion siestant ne bouge pas ... Enfin, si le vent changeant leur apporta une effluve nouvelle, la notre ; et là, nous avons compris qui ils étaient, forts, et qui nous étions, aussi forts que l'homme peut l'être quand il ne cède pas ... Le jeune lion Vusi avait pris le large, l'approche à pieds nous rendant aussi vulnérables que forts à ses yeux, l'homme est le dominant supérieur de la chaîne, enfin quand les lions ont envie d'y croire ... Car Naxha, lui, est resté assis, nous regarda fixement dans les yeux ; les yeux d'un lion dont la tête à la large crinière est aussi grande que vous même tout entier, ce regard là , à 10 mètres, ne s'oublie pas. Il force le respect, il vous force au sang-froid le plus absolu pour vous faire respecter. Naxha s'en est allé, mais avec le temps qu'il a choisi de prendre.

Et nous avons continué d'explorer cette brousse, en trouvant pour ainsi dire reposant la rencontre suivante, avec une hyène, mais ça, c'est une autre histoire ... Que je vous narrerai une autre fois, au pays des territoires sauvages, aux paysages de brousse si douce.

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Marketing territorial : s'appuyer sur les services publics locaux

Publié le 29 Mai 2016 par TerritoiresEnPaysage

Marketing territorial : s'appuyer sur les services publics locaux

3ème rencontres nationales du marketing territorial et de la communication publique organisées par Cap'Com, Only Lyon et la Chaire Attractivité Nouveau Marketing Territorial, au Musée Confluences de Lyon les 9 et 10 mai 2016

http://www.cap-com.org/content/3e-rencontres-nationales-communication-et-marketing-territorial

Retrouver le support de présentation des interventions de Benoit Meyronin "La ville servicielle" et la mienne sur l'expérience "l'eau de l'agglo" :

http://fr.slideshare.net/capcom

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Territoires d'innovation en paysage de service public territorial

Publié le 11 Avril 2016 par TerritoiresEnPaysage

Participation au Place Marketing Forum 2016

http://fr.slideshare.net/ChaireANMT/programme-pmf16

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Interview Cercle des communicants francophones

Publié le 4 Mars 2016 par TerritoiresEnPaysage

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Territoires de marketing territorial en Paysage d'évaluation

Publié le 22 Janvier 2016 par TerritoiresEnPaysage

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Territoires de marketing territorial en paysage digital

Publié le 10 Janvier 2016 par TerritoiresEnPaysage

Heureuse d'avoir été sollicitée par l'agence Visionary marketing @Vismktg, agence de communication digitale, pour son blog-média et un sujet consacré à l'arrivée du digital dans le marketing territorial, et de partager cet espace de points de vue avec @VincentGollain (@iauidf) - @ChristopheAlaux (@ChaireANMT) - Gérard Lombardi (Auvergne) - @FranckConfino ...

Merci à Pascale Decressac, journaliste @PDecressac

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Territoires de migrants en Paysage d'Afrique australe

Publié le 27 Septembre 2015 par TerritoiresEnPaysage

Si  loin de nos vies, si court de nos mémoires …

Les migrants courent après la vie qui s’en va

Zimbabwe, le nom résonne comme le titre d’une chanson d’un ailleurs africain, sonorités de jungle et de brousse comme celles de « Le lion est mort ce soir », oh wim bo we, ôh wim bo we … Loin de nos vies françaises, dans un autre hémisphère - du Nord où nous sommes - au Sud, à une nuit d’avion par le gros Airbus A380 qui atterrit dorénavant à Johannesbourg, porte d’entrée de l’Afrique australe, en Afrique du Sud, tout en bas du continent à la terre rouge, et aux couleurs arc-en-ciel figurant sur la proue aérienne de la flotte de la South Africain AirWays. Les couleurs, elles n’y sont plus tellement aux Zimbabwe, ou plutôt le rouge s’est souvent décliné comme le sang mêlé à une terre agricole pourtant l’une des plus fertiles de l’Afrique ; surnommé le grenier à blé de l’Afrique australe, le Zimbabwe se meurt de faim et de fin d’espoir pour des populations bousculées, harcelées, déplacées …

Mais que veut dire le mot MIGRANTS ? Nous sommes loin de la poésie des oiseaux migrateurs, se transportant au gré des saisons au plus chaud des espaces géographiques cléments et se nichant là où va le vent abritant. Derrière ce mot peut-être inconnu, migrant, se cachent une réalité d’hommes et de femmes, mais aussi d’enfants qui perdent leurs repères de territoires, qui fuient des lieux de vie devenus refuges de brigands ou terres asséchées ou ventres vides de famine pour silhouettes faméliques. Les pères, les mères fuient leurs propres maisons, pour sauver leurs garçons, leurs filles des périls d’autres hommes, impitoyables relais d’un chef de gouvernement devenu un roi oppressant. Mais comment peut-on en arriver là ? Pourquoi des hommes qui détiennent le pouvoir le transforment en une arme de destruction massive contre leurs propres populations ? L’argent, le plaisir de n’avoir aucun opposant, le fonctionnement d’une administration devenue folle qui retire des terres cultivées à des propriétaires agriculteurs pour les redonner à des amis conciliants mais pas compétents, et la terre mal entretenue devient alors stérile, ne peut plus nourrir ses enfants. Alors les enfants fuient, encore et toujours, plus loin, en Afrique du Sud, le pays d’à côté, celui qui a vu les blancs et les noirs vivre pendant si longtemps en guerre les uns contre les autres, et qui essaie d’inventer une démocratie avec un partage économique des richesses encore difficile. Les femmes et les hommes noirs continuent de subir des sorts précaires : tout le monde n’a pas de travail, de ressources ; alors quand d’autres familles, en famine, arrivent pour fuir des misères encore plus grandes (guerre civile, expulsion, manque de nourriture etc .), l’accueil est forcément contraint de loi de la jungle revue et corrigée à la mode humaine, mais pas moins cruelle. Les immigrés venus du Zimbabwe se posent tant bien que mal en terrains hostiles. Comment imaginer le sort des populations obligées de quitter des lieux de vie déjà plus que modestes, souvent des bidonvilles, ces refuges urbains sans eau, sans électricité, que le roi a trouvé peu conforme à une vision « propre » du pays qu’il voulait donner. Responsable de la chute infernale de l’économie agricole de son pays qui laisse les hommes et les femmes sans moyen de subsistance, il ne supporte pas néanmoins de voir ces paysages de misère s’étaler à la une des journaux, des vidéos, des reportages télévisés qui finissent par illustrer son règne. Alors il a décidé de nettoyer, de détruire, pour effacer, gommer et tant pis pour celles et ceux qui s’abritent dans ces modestes masures de tôle inconfortables.

On les efface en même temps, ils se retrouvent migrants dans leur propre pays, ballotés au gré des événements politiques à mille lieux de leurs préoccupations de parents : avoir un toit, manger, se soigner, pouvoir envoyer ses enfants à l’école.

Réfugiés ou migrants, quand on ne sait plus où on habite dans son propre pays, quand les pères sont obligés d’aller chercher du travail au-delà d’une frontière dont ils n’ont même plus la notion, alors ce sont les droits et la dignité qui s’en vont : impossible d’aller à l’école, de manger à sa faim, de se laver, d’avoir accès à de l’eau propre pour boire, de se soigner, des conditions de vie précaires quand on erre sur les routes sans savoir où aller mais en sachant juste qu’on ne peut pas rester là où on était. Les travailleurs agricoles du Zimbabwe en fuite sont à 40% atteints par le SIDA, sans domicile fixe, et environ 800 personnes meurent tous les jours des conséquences de cette épidémie. Bien sur le taux de mortalité des naissances et des enfants a doublé ces 20 dernières années. Et les tensions entre les sud africains et les travailleurs du Zimbabwe ont conduit à des attaques très violentes en 2008. L’économie de l’Afrique du Sud, et les conditions de vie des familles, sont heurtées de plein fouet par cet afflux de travailleurs très pauvres qui peuvent constituer jusqu’à un tiers de l’économie non visible. Les ressources pour nourrir les enfants en sont gravement modifiées. Et ces travailleurs sont sans papier, insécurisés, et donc premières victimes des violences car n’ayant aucune existence légale, ils ne peuvent demander de l’aide aux policiers. Une vie de migrant, de réfugiés c’est aussi et surtout une vie clandestine ou bien, ce qui n’est guère mieux, une vie dans des camps installés par les associations humanitaires en attendant mieux, qui parfois n’arrive jamais, et les années se prolongent dans un camping qui est tout sauf de loisirs. Des milliers, parfois des millions de personnes se regroupent dans des zones uniquement parce qu’elles ne peuvent qu’espérer y survivre, tandis que chez eux c’est forcément mourir, de faim ou de violences. Premières victimes, les plus fragiles, les femmes enceintes, les bébés, les enfants.

Au Zimbabwe, 700 000 personnes ont été expulsées de force et demeurent dans l’oubli ; elles vivent dans des camps rudimentaires, dans leur propre pays : des baraques couvertes de bâches en plastique, sans accès aux services les plus élémentaires après que le gouvernement ait lancé une campagne dé démolition des quartiers dits « informels » dans tout le pays, un programme d’action qui porte le nom de Murambatsvina (restaurer l’ordre). Car un roi qui ne veut pas partager le pouvoir, qui n’accepte pas des critiques, qui ne veut pas que la démocratie existe a pour priorité l‘ordre, avant même de savoir si tous les enfants du pays ont à manger. Lesquels enfants n’ont ni plancher, ni fenêtres, ni eau, ni toilettes et dépendant de l’aide humanitaire que le roi accepte au compte-gouttes car il ne veut pas que des observateurs regardent ce qui se passe. Et ces personnes expulsées deviennent invisibles, éloignées dans des zones rurales isolées, ou absorbées dans des secteurs urbains surpeuplés. Ainsi va la vie des migrants et des réfugiés : pas d’école, pas de services de santé, pas d’installations sanitaires, et pour ceux qui sont dans un autre pays pas d’existence légale … Les femmes qui avaient un étal sur les petits marchés africains perdent cette modeste ressource, les petits commerçants se voient opposer des règles administratives pur les empêcher de travailler car la vente est réservée aux amis du gouvernement. Pourtant le Zimbabwe a signé des traités internationaux, tels que le pacte relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et celui interdisant les expulsions forcées. L’association Amnesty International se bat pour que les lois qui protègent les femmes, les hommes et les enfants soient respectées partout dans le monde, et que chacun puisse vivre dignement.

Au Zimbabwe, c’est un pays vert qui se meurt, un pays si beau que le lac Kariba abrite des forêts d’arbres dans l’eau, où le soleil offre des reflets chatoyants des plaines environnantes ; un pays où l’ombre de l’avenir est grise alors que cette couleur n’existe pas en Afrique, ni en l’air, ni à terre : bleu des cieux et latérite rouge de la terre, vert brousse et paille grain jaune, le gris n’est que dans les yeux des migrants et des réfugiés. Un pays où mêmes les animaux sauvages se meurent de ne plus être protégés pour être regardés. Au Zimbabwe il n’y a plus de diversité : ni politique, ni humaine, ni florale, ni animale …

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Territoires personnels en Paysage d'égo-photo

Publié le 19 Août 2015 par TerritoiresEnPaysage

Territoires personnels en Paysage d'égo-photo

Sereine,

Seine,

Eau,

Photo

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Territoires de communication en paysage d'attractivité, route des lacs en Europe ... bel été à tous !

Publié le 4 Août 2015 par TerritoiresEnPaysage

Communication publique et attractivité des territoires

Territoires de communication en paysage d'attractivité, route des lacs en Europe ... bel été à tous !

Début d'été en mode formatrice, pour Sc-Po Rennes et le groupe Territorial, dans le cadre du MBA "Management public territorial" sur le thème "Communication publique territoriale et attractivité des territoires"

Une journée de rencontres et d'échanges avec des territoriaux, des responsables d'entreprises, des personnes de tous horizons et métiers, avant une route estivale des lacs en Europe, qui commença par Laon en France, puis l'Eau d'Heure en Belgique, Brême, la région des 1 000 lacs du Mecklenburg en Allemagne, Torun en Pologne, la Mazurie et les retrouvailles avec Mikojlaki, Traika en Lituanie, Klaipeda, Riga en Lettonie, la route de l'ambre le long de la mer Baltique, Ventsplits, le ferry vers Kiel, les lacs de Hambourg, l'un des plus grands ports du monde, puis la ville d'eau Bad Kissingen dans le Nord de la Bavière et des journées eau - vélo - canoé au lac du Der en Champagne et observation des oiseaux. Plus de 10 000 grues y vivent en permanence, des sternes, des goélands de passage, des mouettes, hérons, aigrettes, bergeronnettes, poules d'eau, canards, foulques. C'est le plus grand lac artificiel d'Europe

Bref du marketing territorial et touristique de terrain !!! Et point de canicule pour entraver notre velléité dynamique de visites ...

Une mer Baltique à 20°, un sable blanc et fin comme de la farine, une eau douce à 22° dans les lacs allemands, des paysages d'infinie verdure et d'horizons de forêts baltes pour border un patrimoine architectural de briques rouges. Des villes entières classées au patrimoine mondial de l'humanité, comme Riga, Torun, Brême.

Et la Pologne, pays - paysans - paysages, dans le 2ème plus grand pays agricole de l'Union européenne après la France, celui des sourires et de la plus grande gentillesse au palmarès de notre périple en No-Mad, notre bon vieux 4 x 4 pickup équipé de sa cellule tout confort, qui chemine depuis trois ans avec nous sur les routes d'Europe.

Back home Evry et un été twitteste pour poster une image par jour de notre territoire, en mode eau & espaces verts, le faire découvrir autrement : du lavoir à Lisses, en passant par les bords de Seine à Evry, la Dame du Lac à Courcouronnes ou le lac des Docks de Ris-Orangis et un village à Evry Centre Essonne, celui des vendanges de Villabé empruntant au loin du regard le tracé de l'aqueduc de la Vanne ...

Tous les territoires portent en eux un je ne sais quoi d'unique, ouvrez les yeux, il suffit de savoir le(s) voir ...

Bel été à tous, contemplateurs sereins ou activistes sportifs, que vos vacances bercent des souvenirs de détente et rechargent vos batteries de travail pour la rentrée.

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In the middle of no where

Publié le 21 Juin 2015 par TerritoiresEnPaysage

In the middle of no where

Skeleton coast, Namibia

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